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Cécile
SCHENCK |
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Attachée Temporaire d'Enseignement
et de Recherche |
| Parcours universitaire | ||
Admise en 1994 à l'École Normale Supérieure de la rue d'Ulm avec les options Philosophie et Lettres Modernes, j'ai obtenu mes diplômes universitaires à la Sorbonne dans cette première discipline jusqu'à la Maîtrise, avant de m'orienter, en troisième cycle, vers les Études Théâtrales et la Littérature comparée à l'issue du concours de l'Agrégation de Lettres Modernes (1997). Depuis ma Maîtrise en Esthétique, je n'ai cessé de travailler sur des questions relatives à la pensée et à l'écriture du corps, en m'intéressant tout d'abord au spectacle de danse contemporaine, puis aux origines expressionnistes du Tanztheater allemand, avant d'entreprendre une étude comparatiste beaucoup plus vaste sur les rapports entre danse et théâtre en France et en Allemagne de la fin du XIXe siècle à la première moitié du XXe. Mes recherches sur ce sujet ont été initialement inspirées et facilitées par un séjour à Berlin de 1997 à 2000, au cours duquel j'ai pu me familiariser avec les méthodes comparatistes et transdisciplinaires du département de Kulturwissenschaft de la Humboldt Universität, où j'ai par ailleurs enseigné le français durant deux semestres dans le département de Romanistik. |
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| Recherche en cours | ||
Le doctorat de littérature comparée
que j'achève actuellement s'intitule: « De la crise de l'homme
moderne à la construction de l'Homme nouveau dans les arts du spectacle
français et allemands des années 1880-1940 ». Cette recherche porte sur l'utopie d'un Homme nouveau, censée remédier à la crise européenne de l'homme moderne apparue dès la fin du XIXe siècle, et sur les différentes conceptions du lien social rattachant l'individu à la collectivité dans deux domaines d'expression, qui jusqu'à présent n'ont jamais été comparés : le théâtre et la danse, dont les diverses manifestations dans le champ des arts du spectacle français et allemands me semblent refléter un large spectre de significations esthétiques, morales et idéologiques, révélateur des profondes mutations culturelles des années 1880-1940. À un moment de grande effervescence politique et intellectuelle liée à l'Histoire européenne, artistes et intellectuels ne cessent d'invoquer la nécessité d'un changement radical de l'homme et du monde. C'est dans les arts du spectacle que cet espoir paraît certes le plus vif, mais aussi le plus ambivalent : dramaturges et chorégraphes tendent en effet à substituer à l'idée proprement révolutionnaire la thématique d'une conversion et d'une rédemption spirituelles, devant réconcilier l'individu avec lui-même et avec sa communauté, comme le montrent, des deux côtés du Rhin, les œuvres d'inspiration wagnérienne dans les années 1880-1914. Des dernières pièces de Villiers de l'Isle-Adam au théâtre mystique de Péladan et aux drames préchrétiens du jeune Claudel, des premières mises en scène chorales de Rudolf Laban aux représentations parisiennes des Ballets russes, le rêve d'une œuvre d'art totale semble indissociable d'une réflexion commune sur les possibilités d'un renouveau esthético-religieux d'une humanité décadente, et ce, malgré la diversité des univers artistiques dans lequel il prend forme. De la Première à la Seconde Guerre mondiale, on assiste à une politisation de l'esthétique dans les arts du spectacle français et allemands, dont il convient d'apprécier la portée et la signification idéologique respectives dans le théâtre expressionniste puis marxiste (Kaiser, Toller, Hasenclever, Sternheim, Becher, Johst, Brecht, Piscator, etc.), la danse moderne allemande (Laban, Wigman, Kreutzberg, Jooss) et les œuvres plus disparates des dramaturges français qui ont tenté de réfléchir à la dynamique propre des grands mythes collectifs (Claudel, Rolland, Romains ou même Apollinaire). |
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| Colloques et articles | ||
Organisation du colloque « Une journée
d'étude philosophique sur la danse : le spectacle, objet
de la danse contemporaine? » à l'École Normale Supérieure
avec Alain Badiou, Pierre Zaoui et Frédéric Pouillaude (avril
1999). « La danse ou le double du théâtre dans l'œuvre de Paul Claudel », in Vives Lettres, n°13, Université Marc Bloch, UFR des Lettres, 1er semestre 2002. « La réactivation du mythe de l'Homme nouveau dans le théâtre expressionniste et la danse moderne allemande au début du XXe siècle », in : Les Mythes des avant-gardes, Clermont Ferrand, Presses Universitaires Blaise Pascal, colI. dirigée par Alain Montandon, 2003. «L'expressionnisme allemand ou l'impossible héritage », à paraître dans le dernier n° de Vives Lettres, Université Marc Bloch, UFR des Lettres, 2ème semestre 2004. « L'ambivalence des signes chorégraphiques dans le Tanztheater de Pina Bausch, ou le procès spectaculaire du sens », à paraître dans les Actes du colloque sur « Le texte littéraire et les arts dans l'espace germanophone : une correspondance des langages ? » organisé en mars 2004 à la Maison Heinrich Heine par l'Institut d'Allemand de l'Université Paris III-Sorbonne nouvelle. Rédaction de notices sur le Tanztheater allemand pour le Dictionnaire du monde germanique, sous la direction de Michel Espagne et Jacques le Rider, à paraître prochainement aux éditions Bayard. Projet de participation au colloque « Peinture et littérature au XXe siècle » organisé par le Centre de Recherche en Littérature Comparée de l'Université Marc Bloch - Strasbourg II au Musée d'Art Moderne et Contemporain de Strasbourg (Novembre 2004). Titre de mon intervention : «Kokoschka, Barlach, Schlemmer, ou la tentation de l'écriture dramatique : du texte illustré au théâtre d'images ». |